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Le besoin de diminution drastique des émissions de CO2 impose depuis quelques années une électrification intensive des fonctions embarquées dans les aéronefs. Cette densification électrique et électronique augmente naturellement le nombre de systèmes électromécaniques associant électronique de puissance et machines électriques dont les puissances peuvent atteindre plusieurs dizaines de kilowatts.
Une voie importante d’amélioration est l’utilisation de plus en plus importante de composants à grand gap (Sic et Gan). Lors des essais d’immunité CEM (Compatibilité électromagnétique) les composants sont excités à des fréquences élevées (10kHz-400MHz) ou par des signaux impulsionnels. Il faut éviter que ces signaux ne génèrent des défaillances dans des organes sensibles.
Il est donc important de vérifier la robustesse des systèmes électriques quand ils sont agressés par des impulsions temporelles, comme dans le cas de la foudre, ou par des signaux fréquentiels lors d’agressions BCI (Bulck Current Injection). Pour cela SafranTech a mis en place une plateforme d’essai qui permet de caractériser la robustesse d’une chaine électrique constituée par exemple de convertisseurs de puissance, de harnais et de moteurs électriques. Cette plateforme permet d’agresser conjointement le système par des signaux BCI et foudre.
Pour se prémunir contre ces phénomènes et les signaux non intentionnels évoqués, il est toujours possible de protéger les éléments du système par des filtres ou d’empêcher la propagation des agressions par l’ajout de blindages. Cependant les filtres et blindages ajoutent de la masse au système, au détriment des objectifs de décarbonation. Il est donc important d’être capable de modéliser les essais d’immunité pour mieux appréhender les marges de conception et ainsi de proposer aux équipes de design les meilleures stratégies pour atteindre à la fois les objectifs de robustesse et de diminution des émissions de CO2.
Le stage proposé comporte deux aspects :
•Prendre en main les modèles (SPICE) de l’essai BCI, modélisation fréquentielle de 10kHz à 400MHz et de l’essai foudre.
•Développement de la base expérimentale permettant les injections. En particulier par la programmation des appareils avec l’outil National Instrument.