Espace

Focus sur Hemeria, qui fabrique à Toulouse les 25 satellites de la future constellation de Kinéis

L’Usine Nouvelle consacre une enquête à la production par Hemeria des satellites de la future constellation de Kinéis, startup toulousaine qui entend opérer, dès le printemps 2025, grâce à ses 25 nanosatellites en orbite basse (650 km), la première constellation européenne dédiée à l’internet des objets (IoT). « Nous visons un tiers du marché de l’IoT spatial d’ici à 2030, soit un chiffre d’affaires d’environ 100 M€, contre 7 M€ en 2023 », déclare Alexandre Tisserant, président de Kinéis. « Nous avons investi environ 1 M€ pour la production des satellites de Kinéis », précise Nicolas Multan, le directeur général d’Hemeria. Le groupe travaille avec une dizaine de partenaires industriels, dont Thales Alenia Space. Il développe, avec le breton Syrlinks (groupe Safran), les 2 charges utiles mises à profit pour la constellation, Argos et AIS (système dédié au suivi du trafic maritime). Comat livre l’antenne déployable et un système de roues à réaction pour le changement d’orientation des satellites. Le groupe toulousain Actia fournit la puce qui équipera chaque objet connecté. Hemeria a déjà été sélectionné par la startup Prométhée pour sa future constellation de nanosatellites d’observation de la Terre, précise L’Usine Nouvelle. La société est aussi chargée de mettre au point un démonstrateur de satellite patrouilleur dans le cadre du programme Yoda du Commandement de l’Espace.