Espace

CS Group va construire son propre centre de contrôle pour les nanosatellites à Toulouse

CS Group, qui compte plus de 3 000 collaborateurs en France dont 800 à Toulouse, a acquis depuis 40 ans une solide expérience dans le développement de systèmes sol de contrôle et d’opérations des vols pour les grands industriels du secteur (Airbus Defence and Space, Thales Alenia Space), mais aussi les agences spatiales (CNES, ESA). Face aux besoins grandissants de surveillance de l’Espace, CS Group va construire dans ses locaux à Toulouse un centre de contrôle adapté aux besoins des nanosatellites. Les travaux pour ce futur centre de contrôle devraient débuter au cours du second trimestre 2023 pour une entrée en service opérationnelle à la fin de l’année. CS Group mettra à disposition ce nouvel équipement pour une 1ère mission (Astroid) remportée par un consortium de 7 industriels mené par Hemeria dans le cadre du plan France Relance. « Le but est que ce centre de contrôle puisse être utilisé pour d’autres missions. La solution est modulaire c’est-à-dire que nous sommes capables de fournir seulement certaines parties de segment sol. Il sera aussi possible de déployer rapidement un centre opérationnel chez le client en faisant appel notamment à des outils cloud », poursuit-il. Le futur centre de contrôle pourrait intéresser plus largement dans l’industrie. « C’est un outil qui peut être utilisé à des fins de formation d’opérateurs civils et militaires, pour du support en vue d’entraînements comme potentiellement l’exercice militaire AsterX », ajoute Nicolas Frouvelle. Le Commandement de l’Espace (CDE) a en effet déjà fait appel à l’expertise de CS Group lors des 2 premières éditions de l’exercice militaire européen AsterX organisé à Toulouse. CS Group sera à nouveau mobilisé lors de la 3ème édition d’AsterX qui doit se tenir au mois de mars. Le groupe s’est également positionné sur plusieurs études R&D pour le CNES portant sur l’intelligence artificielle appliquée à la surveillance de l’Espace. Enfin, CS Group fait partie avec la startup Share My Space et l’ONERA du consortium sélectionné par le CNES dans le cadre de France 2030 pour développer un service de fourniture de données de surveillance de l’espace.